Pédagogie sportive (French Edition) Kindle Edition
Naissance des incitants sportifs.
D’après Confucius, il y a six « arts libéraux » qui sont : la musique, le cérémonial, l’arithmétique, la calligraphie, l’escrime et « l’art de conduire un char ». Donc pas de gymnastique encore. L’escrime donne satisfaction à l’instinct combatif, mais il ne paraît pas que cet instinct ait suffi à la propager en Extrême-Orient. À remarquer que la première escrime naturelle n’a pu être celle du poing qui demande une contrainte et un assouplissement artificiels préalables. Il était plus naturel à l’homme primitif de s’emparer d’un bâton ou même de lutter simplement corps à corps ou encore de chercher à frapper par le jet d’une pierre. Les escrimes d’Extrême-Orient sont demeurées des spectacles et n’ont donné naissance à aucune institution pédagogique sauf — plus tard, au Japon — le jiu-jitsu.
Dans l’Inde comme en Égypte nous trouvons trace de certains jeux qui nous mettent en présence de l’instinct de jeu[1]. Cet instinct est d’ordre animal ; de jeunes animaux jouent. Même en y ajoutant l’observation de règles conventionnelles, le jeu parmi les humains ne devient pas sportif par lui-même ; il ne conduit pas l’effort au delà du plaisir. Pour qu’il en soit ainsi, il faut une éducation sportive préalable. La chasse a eu manifestement une origine utilitaire. Il a dû en être de même de la navigation. D’ailleurs le monde antique ne construisait point d’embarcations et ne possédait guère de cours d’eau propices au sport de l’aviron. Read more